Droits et Devoirs: retrouver l’équilibre

équilibrer la balance droit devoir

A travers cet article, je vais vous décrire, au moins partiellement, la société dans laquelle nous vivons, qui se repose sur la réclame de droits, la déresponsabilisation et autre recherche de jouissances. Une telle société va mal, elle est nihiliste, elle vagabonde, et même se déteste.

Ensuite, je vous proposerai des éléments de réponse pour faire face à cette médiocrité, notamment en replaçant la notion de devoir à sa juste place. Il est plus que temps de réagir face à la situation actuelle, aussi bien individuellement que collectivement.

Une société des Droits

Pour commencer, nommons les choses, car mal nommer les choses c’est ajouter du malheur au monde n’est-ce-pas? (Camus).

Le droit permet de jouir de l’autorisation de pouvoir réaliser quelque chose, donc avoir la légitimité de faire quelque chose. 

Le devoir, quant à lui, est une obligation qui peut être de nature juridique ou morale. 

En somme, droit = jouir; devoir = obligation. Maintenant, il faut trouver l’équilibre. Et c’est bien là que le problème se pose…

Notre société est celle des droits. Celle qui réclame, celle qui veut jouir. Elle a peur des vrais problèmes, elle a peur du réel, elle veut en finir avec elle-même. Elle fabrique donc à la chaîne des individus nihilistes. A l’inverse, avoir un devoir, c’est être responsable. Etre responsable, c’est faire corps avec le réel, avec son entièreté. Cela, c’est insoutenable pour beaucoup… puisque cela demande de bousculer ses propres certitudes (post hier). 

Une société qui a perdu la notion de ses propres devoirs est en décadence, forcément. Elle a oublié qu’il fallait contrebalancer ses droits (sa jouissance) par ses devoirs (ses obligations). Elle a perdu le sens de la vie et elle se réfugie comme l’enfant gâté dans la toute jouissance. L’homme moderne est perfusé à la jouissance, il n’est rien d’autre qu’un enfant gâté. Sous morphine, il s’auto-anesthésie toute la journée pour éviter d’avoir à affronter ses devoirs.

Jouir simplement, dans un pure nihilisme passif. Trop dur d’affronter le réel, autant rester sous morphine.

La morphine, c’est la capacité à jouir davantage. Le prisme de son petit bonheur ne passe que par cela, et surtout…garde à ceux qui questionneraient ce procédé! Il ne réclame pas à papa maman, il réclame à l’Etat. Il accuse « l’autre » de tous ses maux, sans jamais chercher à se questionner (trop douloureux…). Je peux relativiser l’autre à l’infini pour me modeler comme bon me semble, par contre me relativiser moi, jamais! C’est bien une société infantilisante à laquelle nous avons à faire. Et mes amis, l’Etat n’est pas un parent bienveillant…

C’est même lui qui a formé les conditions nécessaires à la pleurniche et à la demande de jouissance. Il a ainsi pu fabriquer de nouveaux logiciels de pensée, pour donner ensuite l’impression d’être le « gentil » de l’histoire. En accordant au peuple ainsi zombifié les droits demandés, il protège son image de bon parent. Créer la maladie pour mieux fournir le remède derrière (qui en plus, n’en est même pas un…). Redoutable, car le processus est presque invisible… 

L’enfant gâté et l’homme moderne ne sont qu’un. Ils se croient libres, alors que totalement déterminés par des causes qu’ils ignorent. Ils se croient libérés de toute la souffrance de l’humanité, pourtant la France est une petite championne de la consommation d’anxiolytiques…

La doxa, ce parent malveillant et destructeur. Ce bourreau silencieux, déguisé en Prince. Les enfants gâtés sont peut-être des prisonniers de « luxe », mais des prisonniers quand même. Le geôlier est un parent qui fait croire qu’il vous aime et veut le meilleur pour vous, pourtant il se garde bien de vous donner les clés…

Mais alors… où sont les clés de cette prison doré?

Tendre vers la notion de Devoir

J’ai décris la société actuelle (du moins, partiellement), qui est celle du caprice, de l’hubris (démesure), celle qui ignore son socle biologique (désenracinement), celle qui veut jouir et éviter le réel. Bref celle qui a peur du monde entier et qui se déteste profondément. 

Voilà ce qui se passe quand on continue d’ignorer ses devoirs, toujours dans une logique de fuite, de non responsabilisation. Le problème principal qui se pose, c’est que la jouissance appelle la jouissance. Evidemment, quand on a quelque chose, on en veut plus. La soif de jouissance est insatiable, c’est pour cela que leurs partisans ne s’arrêteront jamais. Aussitôt comblé, aussitôt frustré. 

Nous sommes obligés de sur-compenser pour jouir plus. C’est d’ailleurs un principe de l’addiction. Prenez le porno par exemple, qui est consommé de plus en plus jeune. Pour jouir davantage (littéralement), il faut se tourner vers des scènes de plus en plus hardcore… sinon, c’est chiant. La frustration émane du manque de compensation. Il faut donc aller toujours plus loin! Le corps exprime clairement son manque, et nous sommes comme possédés, impossible de résister.

Un des éléments de réponse à toute cette médiocrité ambiante, c’est faire preuve à son échelle d’exemplarité en rééquilibrant sa balance droits-devoirs. Il faut refaire émaner l’obligation, donc la notion de responsabilité. L’obligation personnelle et/ou collective nous relie au réel. Et de toute façon… le réel revient toujours au galop! Un jour ou l’autre… donc, on peut prendre une petite claque derrière la nuque dès maintenant (du style, « réveille-toi garçon« ) ou une gifle phénoménale plus tard… mais les conséquences pourraient être dramatiques.

sens du devoir

Equilibrer sa balance en prenant conscience de ses obligations personnelles. Refonder son code d’honneur, son bushido personnel.

Mes amis, inutile d’attendre plus. Attendre, c’est mourrir. Sortons de l’enfance tout de suite, replaçons la responsabilité à sa juste place!  Non pas pour arrêter de jouir (c’est humain), mais dans une volonté d’harmonie. La nature est faite de normes (biologiques, psychologiques, anthropologiques etc) établies par la science. La norme, c’est l’équilibre, la zone de fonctionnement optimal. Récuser l’harmonie, donc omettre ses devoirs (balance non équilibrée), c’est sortir des normes et plonger dans nos propres abysses. Retrouver l’harmonie, un défi indispensable à relever pour nous. 

Qui ferme les yeux trop longtemps sur soi ET le monde finira par ne plus jamais rien voir. Il restera dans sa prison, à jamais. En fait, depuis le départ, le vilain geôlier n’a pas les clés. Il sait très bien qu’elles sont en nous. Il fait juste en sorte qu’on ne gratte pas de ce côté, pour rester « au chaud »… en prison. Sentimentalisme, court termisme, évitement, plaisirs, abrutissement… tout est bon pour que personne ne trouve ses clés, celles qui nous libère. Une voie qui me paraît enviable pour qui veut vivre un destin noble.

Retour aux normes, retour à l’harmonie, retour aux devoirs.  Une tâche difficile dans une époque qui fait promotion de l’exact opposé. Pourtant il faut se saisir de nos katanas et partir en guerre contre notre propre médiocrité, pour commencer. Evasion en cours.

Êtes-vous prêts, Fiers Samouraïs?

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